lundi 8 mars 2010

Une rose aux allures de pissenlit

Comment serait-ce possible? Aucune réponse plausible ne vient résoudre ces mots tissés ensemble par mes pensées douloureuses à son égard. Des questions plus mesquines les unes que les autres s'entremêlent dans la toile de mes souvenirs, si vagues à présent, pour se joindre à mes projets qui flirtent avec mon esprit. Développer une amitié comme je l'entend est improbable, certes, mais est-ce nécessaire d'affranchir les minces liens qui rattachent nos chemins? Qui suis-je? Qui sommes-nous? Devons-nous laisser notre enveloppe charnel décider des âmes que nous côtoyions? Ne devrait-on pas laisser libre cours à notre esprit de vagabonder avec qui bon lui semble au lieu de s'imposer de telles barrières d'âge? Les gens parlent. Les gens s'offusquent. Ceux-ci, dans ma plus humble idée, n'ont simplement pas encore compris que la sagesse se gagne par l'expérience qui vient, oui c'est vrai, avec l'âge, mais aussi par la vie que chacun s'est vu destinée ainsi que de bien d'autres façons.

Dès ma plus tendre enfance, j'ai eu la chance d'être traitée comme une adulte, alors que je ne savais encore point comment attacher mes souliers. Pour mes géniteurs, il était primordial que je comprenne ce qu'était la vie et que je sache qu'ils avaient confiance en moi. Parfois, lorsqu'il m'arrive de débiter sur certains sujet concernant ma jeunesse, j'en trouve certain qui se voit offusquer de la manière dont mes parents m'ont aveuglément fait confiance. De mon côté, je les remercie chaque jour pour cette liberté qui m'a été accordée avec une telle bonté. Pour vous donner une fine idée des exemples qui ont pu choquer les plus nerveux de ce monde, est probablement lorsque je dis à tous qu'à l'âge de six ans, je me gardais toute seule sans aucun problème. Je savais qui appeler en cas d'urgence, et j'étais très très débrouillarde.

En terminant, chaque personne est pleine de ressources que nous devrions tous pouvoir partager sans ce voir freiner par l'allure, l'âge ou les différences que cette personne présente. Le mot de la fin étant que je souhaiterais qu'au retour de C., elle décide de poursuivre notre communication malgré mon départ de l'établissement dont nous partageons les corridors.

1 commentaires:

isabelle a dit…

Ai-je besoin de préciser que ce billet me touche particulièrement, comprenant voire partageant ton sentiment vis-à-vis ces augustes personnes qui refusent nos amitiés, ou risquent de le faire, sous prétexte d'une distance de quelques années ou d'anciens liens professionnels, autoritaires qui sont de toute manière déjà brisés ?

Mais l'âge, après tout, n'est-ce pas qu'une accumulation d'expériences et de vécu, l'acquisition d'une sagesse notable ? Et à quoi peut bien servir cette expérience et cette sagesse si elles ne sont pas partagées avec plus jeunes que nous ?

Cette amitié ne sera certes jamais conventionnelle; tu (et moi non plus) ne peux t'attendre à t'en faire une meilleure amie, et tu sembles le savoir. Mais garder cette relation édifiante, valorisante est possible : vous semblez partager une grande complicité, des valeurs communes, un lien fort vous unit déjà.

Il est très possible qu'elle veule toujours te parler quand tu vas être partie et qu'elle va être revenue. Par contre, je ne peux te garantir si, comme Y., le sentiment professionnel va entraver un peu sa décision de continuer à te voir.

Tu verras, mais ne t'en fais pas trop avec ça.

Si elle n'est pas capable de passer par dessus les liens professionnels et les quelques années qui vous séparent, et voir au-delà de cela la personne brillante, mature, intelligente et grande que tu es, elle se ferme les yeux et c'est une mauvaise décision de sa part.

Si elle ne veut pas garder contact, c'est elle qui n'est pas apte à passer par dessus tout ça, ce n'est pas toi qui es trop minable, pas assez bien. Rappelle-toi de cela !

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