Petite, les yeux bouffis, laissant s’écouler des larmes salées de peine, de désirs oubliées, sur ses joues rougies. Elle n’arrive point à assimiler les raisons qui la pousse sans cesse, sans répit à se mutiler l’âme et le corps, à s’acharner sur une chair déjà à vif. Elle contemple le désastre devant la glace noircie de son malheur. Elle regarde l’ampleur des catastrophes qu’elle a affligée à cet être qui la fixe de ses globes oculaires transcendés de veines qui menacent d’exploser. Devenue comme un mécanisme, un robot au service des voix qui la hantent, elle se retourne vers le mur et s’accroupie devant sa meilleure amie. D’un geste assurée, elle enfonce ses deux doigts le plus profondément que la nature lui le permet, et régurgite son entité, toute sa personne.
C’est fait. Elle est enfin vide.
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